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3 déc. 2012

Quand on perd un être bien-aimé, on pose toujours cette question : « Il est venu de quelque part, il est parti quelque part ; je ne peux pas le trouver. » Essayons de poser la question à la petite flamme : « Chère petite flamme, d’où viens-tu ?... D’où viens-tu ? » Et comme on prend le temps d’écouter, on peut entendre ceci : « Cher Thây, chers amis, chère Sangha, je ne viens de nulle part ; quand les conditions sont suffisantes, je me manifeste. Cher Thây, chère Sangha, chers amis, je ne viens de nulle part ; je ne viens pas du sud, du nord, de l'est, de l'ouest; quand les conditions sont suffisantes, je me manifeste. » Et on  sait que la flamme a raison, il n’y a pas de venue. Votre bien-aimé également, il est venu de nulle part ; quand les conditions sont suffisantes, il se manifeste auprès de vous, et quand les conditions ne  sont plus suffisantes, il cesse sa manifestation pour se manifester autrement. Chère petite flamme, où es-tu allée ? Je ne te vois plus... Où es-tu ? Et on peut entendre ceci : « Cher Thây, chère Sangha, chers amis, je ne suis partie nulle part ; je ne suis pas partie au sud, au nord, à l'est, à l'ouest, non... Quand les conditions ne sont plus suffisantes, je cesse ma manifestation pour pouvoir me manifester autrement. » Alors, cette fois-ci, on sait que la flamme a raison aussi.
 
Alors, la personne qui vous est chère, elle est quelque part là ; il faut un œil de sagesse pour pouvoir la reconnaître. Elle est toujours avec vous, beaucoup plus proche que vous ne pensez. Peut-être est-elle en vous, et vous pouvez très bien respirer pour elle, marcher pour elle, et prendre le petit déjeuner pour elle, pour lui ; c’est une chose possible avec le regard profond.

Les enseignements de Thich Nhat Hanh

14 oct. 2012

Les périodes de rémission, et la déprim qui peut les accompagner

Y a un truc qui va pas. Le temps n'est plus à l'heure.
J'ai le sentiment que huit jours se sont écoulés entre la visite chez l'orthophoniste le matin, qui m'a dit "bon, plus besoin de venir" et la tomodensitométrie, froide et impersonnelle, qui enregistre les progrès des tumeurs. Pourtant, l'espace qui sépare les deux n'est qu'un aller-retour à travers le parc La Fontaine.
Il fait vraiment moche, quand il pleut à Montréal en janvier. Un ciel gris et la neige qui fond. Gris à chialer, et je sais même pas vraiment pourquoi. Le regard planté dans le gravier de l'allée, je ne remarque pas que les écureuils marchent à reculons, les gens aussi, qui se baladent, et même les autos, rue Sherbrooke. Mais ça n'a aucun impact sur mon esprit préoccupé.

C'est le huit janvier, pratiquement un mois après mon dernier rendez-vous.
Je viens d'avoir les résultats du scan, la semaine juste avant, et la nouvelle de mon état de santé est très favorable dans les circonstances. Je devrais être réjoui, reconnaissant et je ne comprends absolument pas ce qui me déprime autant. Heureusement, un mois plus tôt, l'orthophoniste m'avait prévenu. Il va falloir accepter ! 
Je ne sais pas vraiment ce que cela signifie, pour l'instant, parvenir à tout accepter.

CD (2008)

12 sept. 2012

encore la patience...

Difficile de comprendre que l’on va mourir
quand on est dans un corps qui est en grande partie en bonne santé, avec un esprit “presque" sain,
quand un médecin vous dit que vous avez une maladie qu’on ne pourra guérir.

Un peu plus tard, un autre vous dit qu’on va freiner la maladie.
Plus tard, après des années de traitements difficiles, on vous annonce qu’on n’a plus de ressource.
Il faut arrêter les traitements, laisser la nature faire les choses.
Vous acceptez, conscients.

Mais une fois accepté, l’interminable reprend ses droits.
On peut se préparer.
On peut être prêt.
Peut-on rester prêt?

Dans ce cheminement, L. M. ma psychologue, est devenue essentielle; sorte de sage-femme à l’envers.
Accepter la maladie grave, chronique, évolutive.
Accepter de ne plus rien faire.
Accepter de dépendre complètement des autres.
Apprendre à vivre cette attente.

(texte écrit par Denis au cours de sa maladie)

25 juil. 2012

Mourir, ce n’est une option pour personne! Il faut donc faire avec, c’est très important, je crois.
Faire avec, c’est accepter. Être d’accord sur la nécessité de disparaitre pour faire entièrement partie de la vie. Quitter la vie. Sortir du monde, briser le lien de "conscience" qui nous permettait d’exister. Seuls, nous sortirons tous.
Quelles rencontres ferons-nous? La lumière? L’obscurité, le froid, la douleur? Rien du tout? C’est quoi ce passage?
L’abandon en toute confiance...

(texte écrit par Denis au cours de sa maladie)

16 juil. 2012

N’avoir aucune inquiétude particulière par rapport à un au-delà plus qu’incertain, pour moi c'est renouveler la confiance absolue que j’accorde à cette entité qui m’a fait entrer dans ce monde sans poser aucune condition et qui pourrait offrir demain d’être son nuage, une vague et pourquoi pas un arbre, une feuille de papier, une écriture, un son de flûte de bambou... 
Denis (juillet 2011)

20 juin 2012

J'ai gardé son adresse en mémoire...

J'ai pendant plus d'un an échangé une correspondance avec Denis. Je l'avais contacté quand j'avais appris le diagnostic du cancer du poumon de Pierre, mon mari, mort depuis. J'appréciais beaucoup les talents artistiques de votre homme, ses peintures, ses films, ses histoires, son écriture. J'appréciais aussi sa force, son courage, son intelligence. J'étais émue par la façon dont il traversait les épreuves avec cette énergie du désespoir. C'était un grand homme qui m'avait un peu conté son histoire.

Denis m'avait parlé de vous, de sa famille qu'il aimait. Je lui avais parlé du passage de la mort, en douceur, et de ma peine. J'essayais de le rassurer, si possible, car je le sentais courageux mais angoissé, vivant son cancer comme une suite logique à sa vie, un moment pour faire le point. Ses peintures sont criantes. Il faudrait qu'elles soient exposées et vues. Il faudrait qu'elles aident les médecins à comprendre la maladie. Il faudrait que ses peintures fassent le tour du monde pour être vues par les familles des malades et par les malades eux-mêmes. Il faudrait que ses peintures soient vues par tous.

Denis continue de vivre à travers son oeuvre. Son témoignage est énorme, sensible et magnifique. Je vous remercie de garder son blog en vie. B.

15 mai 2012

Le bonheur arrive de toutes les directions

Quelques mots écrits par Denis au cours de sa maladie :
Quand on a mal aux dents pendant des mois et que d’un coup ça s’arrête, on est en mesure de savoir ce qu’est le bonheur de ne plus avoir mal aux dents!

Merveilleux moment pour moi, plein de vie, d’énergie. Répit, délai, ouverture, recul, distance, mi-temps. Ce n’est pas que tout en moi s’est amélioré, rien n’a changé.
Mais là, je ne veux pas quitter “ce moment délicieux et léger”. Je tente de refaire ce que j’ai fait depuis des mois, vivre de la même façon, laisser entrer dans mon corps les mêmes ingrédients, répéter les pensées qui semblent bonnes pour vivre, chasser celles qui détruisent, me débarrasser du stress, me laisser gagner par les mêmes sommeils, faire et refaire de longues marches solitaires un peu comme s’il s’agissait de recomposer un élixir qui permet de garder un peu de vie, comme de l’huile pour une lampe.
Le bonheur arrive de toutes les directions. Si je me mets à penser qu’il ne peut venir que de la guérison, ou de la survie, ou de la stabilité de la maladie, je risque de passer à côté de toutes les occasions de le rencontrer. Il y a donc plusieurs portes, plusieurs fenêtres grandes ouvertes, le moment est propice.
C’est ici et maintenant. Le temps devant moi est finalement peu important.

2 mai 2012

La pratique de la méditation

Je suis en train de lire Le miracle de la pleine conscience de Thich Nhat Hanh et cela vaut vraiment la peine ; c'est facile à lire, plus difficile à mettre en pratique.

Vivre l'instant présent, intensément.
« Lorsque nous lavons la vaisselle, lavons les assiettes. C'est tout. Cela signifie que nous devons être complètement conscients du fait que nous sommes en train de laver les assiettes. À première vue, cela paraît un peu idiot. Pourquoi accorder tellement d'importance à une chose aussi évidente? Mais tout est précisément là, ainsi qu'il est expliqué dans le ''Satipatthana Sutta'', le Soutra de l'Établissement de la Conscience.
Le fait que je sois là, debout près de l'évier, à laver ces assiettes, est tout simplement merveilleux. Je suis entièrement moi-même, en harmonie avec ma respiration, conscient de mon corps, de mes pensées et de mes gestes. Je suis fermement présent et non pas distrait, dispersé, semblable à une bouteille ballotée à la crête des vagues sur une mer agitée. »
 
Ce livre a accompagné Denis durant sa maladie.

19 avr. 2012

Note d'espoir : vers un vaccin contre le cancer

"Ce qui n'était que pure science-fiction il y a quelques années dans le traitement du cancer est en train de devenir réalité: l'élite canadienne et internationale dans le domaine s'est réunie à Montréal, la semaine dernière, pour faire le point sur le vaccin contre le cancer, notamment de la prostate ou du poumon."

«Je ne dis pas que ce sera dans 5, 10 ou 15 ans, mais il ne fait aucun doute qu'on pourra un jour contrôler, voire éradiquer le cancer. On a changé notre approche. À ce chapitre, on peut faire un parallèle avec le VIH. Les chercheurs ont fait des percées majeures dans ce domaine quand ils ont arrêté de chercher un vaccin. La trithérapie s'attaque au virus de plusieurs façons. C'est la même chose pour le cancer, même si on ne parle pas d'un virus. Il faut y aller brique par brique, attaquer l'ennemi de toutes parts.» Dr Réjean Lapointe

3 avr. 2012

Savoir accompagner. Être accompagné.

Un diagnostic de cancer chamboule tout autour de lui, pour la personne et pour ceux qui l’entourent, du moins c’est ce que l’on croit au début.

Vivre avec quelqu’un de proche atteint d’une maladie incurable n’est  pas toujours facile, surtout dans les premiers temps. En effet chacun doit « digérer la  nouvelle », avec ses peurs, ses angoisses et même ses  a priori. Il est normal de se faire du souci, de se poser des questions. « Qu’est-ce que je dois faire pour que cela se passe le mieux possible ? Comment l’aider ? Vais-je tenir le coup ?... »
À cela s’ajoutent nos questionnements par rapport à la mort, notre situation personnelle…


Les patients touchés par un cancer soulignent tous à quel point être accompagné par leurs proches est important et pour ma part, en tant qu’aidante naturelle, j’ajouterai conserver le dialogue, dire, nommer les choses (les bonnes et les difficiles) et continuer à voir le malade comme la personne que vous avez toujours connue, un être avec ses qualités et ses défauts, ses peurs et ses enthousiasmes.

À travers son parcours Denis nous a beaucoup appris. Ce blog, si vous le prenez au début, montre comment vivre avec une telle maladie, tout en sachant que la mort sera au rendez-vous. 

24 mars 2012

Lettre de G.C.

Le blog de Monsieur Caspar, bien qu'il ne soit pas un lieu tangible et matériel représente pour moi un véritable lieu de paix et de lumière.
La souffrance d'un proche brouille les certitudes du quotidien et nous donne un sentiment d'impuissance. La peine et la peur capturent alors l'esprit... le noir nous domine...
Avoir accès rapidement à cet espace lumineux toujours vivant m'apporte du réconfort, du calme: de la lumière !
Je ne tourmente personne lorsque j'y entre... j'y vais seule, sans invitation, sans avertir... J'y puise lueur et paroles bienveillantes.
Ma première visite sur le site remonte à l'automne dernier, moment où mon père a reçu la nouvelle d'un cancer du poumon CPNPC phase 4. Je cherchais sur le web de l'information, quelque chose pour m'aider à comprendre, à raisonner tout cela, à avaler la nouvelle...
Et j'ai trouvé ce site : «Cancer du poumon: Vivre jusqu'au bout».
Cancer et Vivre: deux mots qui étaient alors à ce moment pour moi diamétralement opposés.
Sur le site, il y avait des citations, des images... des choses véritables de la vie de quelqu'un... c'était créatif et plein d'humanité... c'était beau et habité par la vie...
J'ai alors eu de l'espoir, un sentiment de réconfort malgré la tourmente dans laquelle j'étais... Il y avait la maladie et il y avait aussi LA VIE. C'est pourquoi j'ai retourné sur le site à plusieurs reprises.
Encore aujourd'hui , j'y retourne... Le site de Monsieur Caspar respire toujours la générosité et la bienveillance... c'est l'humain qui prend toute la place et non la maladie et la mort! Le site ne passe pas sous silence l'existence de la maladie. On y retrouve la conscience de «l'irréversible et de l'incurable» mais aussi et surtout la vie et l'être humain dans ce qu'il y a de plus lumineux !

10 mars 2012

"La profonde douleur que nous fait éprouver la mort d'un ami provient du sentiment qu'en chaque individu il y a quelque chose d'indéfinissable, de propre à lui seul et, par conséquent, d'absolument irréparable." A. Schopenhauer

La lueur de M. Caspar est brillante et bienveillante. Elle est une balise sr les vagues tumultueuses de la vie.
J'aimais ce phare dans la nuit, ce point discret et si important...
Qu'il me soit donné de propager cette lueur dans un esprit de bienveillance et d'humilité.
Message de G.C.

23 févr. 2012

Introduction à la pratique du Zen

Le livre "Questions à un maître zen" de Taisen Deshimaru a été très important pour Denis pendant sa maladie. C'est une excellente introduction à la pratique et à la philosophie du Zen et un appel à vivre réellement la totalité de notre être.
" Il y a ceux que j'aime, ici et maintenant. Ce qui se passe ici et maintenant est important. Ne pas penser au futur, ne pas penser au passé. Le moment de maintenant est déjà passé. Ici, nous pouvons revenir, mais maintenant ne pourra jamais revenir. Tout est impermanent, même les pierres finissent par se diluer, même l'ordre cosmique, Tout change. Comprendre cela donne accès à l’éveil, met fin à la souffrance. Le corps est impermanent, comme une bulle à la surface de l'eau, apparait, puis disparait. Il y a la naissance, et la mort. Le monde existe, mais est-il réel? Quand nous mourons, le monde continue d'exister, mais notre cosmos disparaît. Seul notre karma continue, comme l'onde d'une goutte tombée sur un lac calme. Notre sang devient terre et nuage. Ainsi, nous ne finissons jamais. Notre corps ne finit jamais, notre esprit ne finit jamais, corps et esprit sont un...Ce n'est pas de la métaphysique, tout ça.
Parler de la sagesse: il n'y a que les fous et les menteurs qui en parlent...Personne ne peut savoir s'il a la sagesse. La vraie sagesse est éveil. On ne peut pas comprendre la sagesse avec le cerveau. Ce que je veux dire, c'est qu'il est difficile de parler de quelque chose qu’on n’a pas, de quelque chose vers quoi on tend... tendre vers l'infini ou vers le zéro signifie qu'on ne peut jamais l'atteindre, mais s'en approcher. La sagesse est une illusion. Les complications de la vie signifient ne pas avoir assez de sagesse, mais une vie remplie de désirs et de passions. Quand on devient sage, on perd les complications. Pour devenir profond, il faut traverser ses complications, pour devenir fort. Après les complications, le visage change, quand on a compris, on revient à la vraie simplicité de l'enfant, au véritable esprit. Après on ne peut plus retourner aux situations compliquées. Mais je ne peux pas savoir si j'ai la sagesse... Il ne faut même pas la rechercher... Il faut regarder sa propre nature. Jusqu'à ma mort, il ne peut y avoir de vraie sagesse, elle est dans notre cercueil! Répondre qu'on est sage, ou qu'on a atteins l'éveil signifie qu'on est dans des conditions anormales, comme le fou, comme la majorité des hommes pour qui les conditions normales sont l'argent, la bonne chair, le sexe, les honneurs, les vêtements, les voitures....Pourtant, tout cela n'est qu'illusion vaine de l'existence et qui apparaît comme telle au moment de la mort. Le corps lui-même est une illusion lorsqu'on le met dans le cercueil. Si on comprend cela, notre vie acquiert une nouvelle force, et il n'est plus nécessaire de craindre qui que ce soit. Notre vie devient paisible, c'est la vraie liberté. C'est cela le sens de la sagesse. Il n'est pas nécessaire de penser à propos de la sagesse."

14 févr. 2012

Pourquoi le maintien du blog ?

Ce blog reste opérationnel bien que Denis soit décédé le 3 décembre, parce qu'on me l'a demandé. Il a été, au long de ces 5 années, d'une grande aide pour de nombreux malades et leurs proches : un soutien pour faire face aux questions et aux doutes. Il a également servi à de nombreux soignants, montrant que le malade est un être humain, avant d'être un malade, l'identité transcendant les symptômes et la maladie.

Denis disait que la maladie lui avait permis de devenir une meilleure personne et son attitude a permis aux gens autour de lui, proches et soignants, de progresser en même temps que lui.
Ce fut un privilège de le côtoyer, de le rencontrer et peut-être, grâce au maintien du blog, certains en bénéficieront-ils encore.

"Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu'il fait soleil, mais, quand vient l'obscurité, leur beauté n'apparaît que s'ils sont illuminés de l'intérieur." Elisabeth Kübler-Ross

Si vous souhaitez partager votre rencontre avec Denis, votre lecture de ce blog, ou votre expérience, l'adresse denis.caspar@sympatico.ca est encore active. C'est tout le sens de ce blog : partager notre expérience du cancer pour nourrir l'espoir et prouver qu'il est possible d'être malade, d'être proches de malade, et bien vivant à la fois.
Catherine

10 janv. 2012

Rayonnement

Extrait d'une lettre, reçue aujourd'hui :
"Pourtant, la lumière de Denis possède une telle force et une telle grâce qu'elle ne saurait s'éteindre. Nous la gardons, quelque part dans nos cœurs, et la garderons toujours. Que sa lueur nous éclaire et nous aide."

3 déc. 2011

«Le tombeau de nos morts, c'est le cœur des vivants.» Jean Cocteau

Cher Papa,
Tu as maintenant entrepris un nouveau voyage. Depuis cinq ans, tu nous as permis de vivre une extraordinaire aventure. Pas toujours facile mais tellement enrichissante. Tu as décidé de te battre contre la maladie en vivant chaque moment intensément, en partageant ton expérience avec tous ceux qui t’ont côtoyé de près ou de loin, en donnant avec générosité et délicatesse chaque parcelle de temps, d’amour et de bonheur que tu pouvais partager. Nous sommes fiers de tout ce que tu as accomplis, de tout ce que tu as partagé avec nous et avec tous les gens que tu as connus. Tu es parti serein, en paix avec toi-même et en continuant à partager avec nous même lors de ton départ. Ton amour de la vie et de tes proches restera parmi nous à jamais. Merci d’avoir partagé ta vie avec maman, tes enfants, tes belles-filles, tes petits-enfants et tous les gens qui t’étaient chers.
Je t’aime,
Martin
____________________


Papa,
Si nous sommes devenus les hommes que nous sommes aujourd’hui, c’est parce que nous t’avons eu comme père. À travers tes actions, tes paroles, tes qualités ou tes défauts, tes apprentissages, tes expériences diverses, certaines recommandables, d’autres moins, tu as su nous aider à grandir, à devenir des garçons et des hommes somme toute fort bien réussis: généreux, aimants, dégourdis, affirmés, fiers. Même dans la maladie tu as su nous faire grandir : ton amour, ta volonté, ta force (de corps comme de caractère), ta sagesse et ta dignité dans l’épreuve sont autant de leçons qui nous aideront à faire face à la vie.
Où que tu sois, où que tu ailles à partir d’aujourd’hui, tu resteras à jamais près de nous et en nous. Dans notre cœur, dans nos pensées, dans tes enfants et tes petits-enfants, dans le regard de Maman.
Je t’aime.
Jean
____________________


Papa,
Voilà cinq ans que tu as commencé ton périple. Il est temps maintenant pour toi de prendre vraiment le large. Pour nous qui restons un peu plus longtemps, il est difficile de te voir partir. Je n’arrive pas à t’imaginer absent de nos futurs. Par contre, je sais que tout au long de cette aventure qu’est la vie, tu as touché un nombre incalculable de gens. Par les amitiés fortes que tu as liées, l’amour que tu as su apporter à ta famille ou la compassion que tu as généreusement donné aux étrangers à travers ton blog, bien des gens partagent des souvenirs de toi. À travers ces souvenirs que ces personnes chérissent, nous te gardons près de nous. Tu pars mais tu restes.
Si un jour j’arrive à toucher les gens comme tu l’as fait et à vivre selon les valeurs qui ont été les tiennes, je saurai que j’ai réussi ma vie. Je suis fier de l’homme que je suis et ceci c’est grâce à toi. Je suis fier d’être ton fils.
Merci pour tout et bon voyage.
Simon
____________________

CHANSON POUR POPS

Bientôt, tu ne seras peut-être plus le même
Mais pour nous, tu restes bien présent
Chaque parole dans nos têtes,
Résonne dans nos têtes, comme le bouillon du torrent.
________

REFRAIN
Tu nous as toujours dit d’aimer la vie
Et surtout d’faire c’qu’on avait envie
Avoir un père qu’on aime c’est infini
Avoir un père qu’on aime c’est infini
________

Le réveil au Maroc ou en Gaspésie,
Sans t’lasser d’Gainsbourg ou du Country.
C’tait magique et toujours ben trippant,
Même à neuf dans l’van et une seule maman.
________

REFRAIN
Tu nous as toujours dit d’aimer la vie
Et surtout d’faire c’qu’on avait envie
Avoir un père qu’on aime c’est infini
Avoir un père qu’on aime c’est infini
________

Ces temps-ci, c’est pas toujours facile
Ta force et ton courage sont un exemple
Fais-toi en pas Papa on reste ici
On reste avec toi pour la vie
On reste avec toi pour la vie

26 nov. 2011


Je vous recommande la lecture et mise en pratique de ce texte dès que possible


Metta bhavana : Le développement de l'amour bienveillant



Metta, c'est quoi au juste :- Le Metta Bhavana: développer la bienveillance :

« Bhavana » signifie « développement » ou « culture » (dans le sens de « fait de cultiver »), et « metta » est un mot signifiant « amour », « gentillesse » ou « bienveillance ». Il s'agit donc d'une pratique de méditation dans laquelle on cultive activement des états émotionnels très positifs envers d'autres personnes, ainsi qu'envers soi-même.

Cette pratique nous aide à créer davantage d'harmonie dans nos relations avec les autres, et nous permet de ressentir moins de conflits, de résoudre des difficultés existantes, et d'approfondir nos rapports avec les personnes avec lesquelles nous nous entendons déjà. Elle nous aide à avoir plus d'empathie envers les autres, à avoir plus d'égards pour les autres, à être plus gentil et à pardonner. Nous pouvons également apprendre à apprécier davantage les autres, à nous concentrer plus sur leurs qualités positives et moins sur leurs défauts.

Dans cette pratique de méditation, nous cultivons aussi de la metta envers nous-même, de façon à ressentir moins de conflits internes et à apprendre à nous apprécier davantage.


La compassion : Karuna en pali

"La compassion est le sentiment par lequel on est porté à percevoir ou ressentir la souffrance des autres, et poussé à y remédier. Étymologie: com- : avec; -passio : souffrance. Il s'agit donc d'un calque latin du grec sym-patheia, sympathie, dont le sens avait dévié. D'où le besoin de ce mot, ainsi que de celui d'empathie."




ou encore :

"L'être humain possède la merveilleuse faculté d'être capable de supporter les souffrances inhérentes à la vie et de les transformer en une immense compassion. Cette compassion se manifeste lorsque notre cœur est ouvert et que nous lui permettons d'être sensible à la douleur des autres. C'est un flot de bonté et d'empathie pour tous les êtres."




Différence entre l'amour et la compassion :

Pour Thich Nhat Hanh :

L’amour est un état d’esprit qui apporte paix, joie et bonheur. La compassion est un état d’esprit qui ôte à l’autre sa souffrance. Chacun de nous porte en soi les graines d’amour et de compassion et peut développer les merveilleuses sources de leur énergie. Nous pouvons nourrir l’amour inconditionnel, qui n’attend rien en retour et donc ne génère ni anxiété ni souffrance.

L’essence de l’amour et de la compassion est la compréhension, la capacité de reconnaître les souffrances physiques, matérielles et psychologiques d’autrui, de nous mettre dans la peau de l’autre. Nous pénétrons son corps, ses sentiments et ses formations mentales et ressentons en nous sa souffrance.



Lire = Le développement de l'amour-bienveillant : metta bhavana, par le Vénérable Sujiva




Pour développer Metta, J'essaye, à la fin de chacune de mes méditations (formelles) du soir, de faire une "méditation metta" ou de chanter le chant Metta en pali.
Et puis faire "metta" (comme on dit), juste avant de dormir, ça permet d'avoir un bon sommeil.

De nombreuses personnes sont persuadées que, lorsque l'on intègre régulièrement dans ses méditations metta une personne qui nous veut du mal, celle ci changera de comportement à votre égard.

Plus on pratique ce type de méditation, plus notre compassion et notre amour bienveillant deviennent sincères et forts.
Au début, on a du mal à souhaiter de bonnes choses à ses ennemis (et aussi à soi-même), puis, avec une pratique quotidienne, on ressent vraiment ces choses et un sentiment de paix nous envahi.


Méditation de Metta, par Bhante Henepola Gunaratanaextrait de son livre :
Méditer au quotidien.


Au commencement de toute séance de méditation, dites en vous-même les phrases suivantes. Ressentez réellement l’intention correspondante :

1. Que je sois bien portant, heureux et en paix. Qu’il ne m’arrive aucun mal. Que je ne rencontre ni difficultés ni problèmes. Puissé-je toujours connaître le succès. Que je sois également patient, courageux, compréhensif et déterminé à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

2. Que mes parents soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès. Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

3. Que ceux qui m’enseignent soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès. Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

4. Que tous les membres de ma famille soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès. Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

5. Que mes amis soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent -ils toujours connaître le succès. Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

6. Que toutes les personnes qui me sont indifférentes soient bien portantes, heureuses et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’elles ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-elles toujours connaître le succès. Qu’elles soient également patientes, courageuses, compréhensives et déterminées à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

7. Que mes ennemis soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès. Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

8. Que tous les êtres vivants soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès. Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie.

Une fois que vous avez terminé ces récitations, mettez de côté tous vos soucis et conflits pendant la durée de la pratique. Laissez simplement tomber tout le fardeau. S’ils reviennent plus tard dans la méditation, traitez-les simplement pour ce qu’ils sont : des distractions. La pratique de la bienveillance universelle est également recommandée au coucher et au lever. Il est dit qu’elle vous aide à bien dormir et qu’elle prévient les cauchemars. Elle vous aide aussi à vous lever le matin. Elle vous rend plus amical et ouvert envers le monde, amis ou ennemis, humains ou autres. Le phénomène psychique qui cause le plus de dommages dans l’esprit, principalement lorsqu’il est tranquille, est le ressentiment. Vous pouvez être indigné en vous souvenant d’un incident qui vous a causé une douleur physique ou mentale. Cette expérience peut produire un malaise, une tension, de l’agitation et vous tourmenter, au point que vous ne soyez plus capable de maintenir votre posture ni d’expérimenter cet état. Nous vous recommandons donc de commencer votre méditation en vous mettant en état de bienveillance universelle.

Il se peut que vous vous demandiez comment il est possible de souhaiter : " Que mes ennemis soient bien portants, heureux et en paix. Qu’il ne leur arrive aucun mal. Qu’ils ne rencontrent ni difficultés ni problèmes. Puissent-ils toujours connaître le succès. Qu’ils soient également patients, courageux, compréhensifs et déterminés à faire face et à surmonter les difficultés, problèmes et échecs inévitables dans la vie. "
Il faut vous souvenir que vous pratiquez la bienveillance universelle pour la purification de votre propre mental, de même que vous pratiquez la méditation pour votre propre conquête de la paix et votre libération de la douleur et de la souffrance.
En pratiquant la bienveillance, vous pouvez développer une attitude plus amicale, sans parti pris, préjugés, discriminations ou animosité. Les personnes compatissantes peuvent aider les autres.
La compassion est une manifestation de la bienveillance dans l’action, et celui qui en est dépourvu ne peut aider les autres. Un comportement noble signifie un comportement hautement amical et cordial. Le comportement inclut les pensées, les paroles et les actes. S’il existe des contradictions dans ce triple mode d’expression, quelque chose ne va pas. Un comportement contradictoire ne peut être noble. Par ailleurs, d’un point de vue pragmatique, il est bien préférable de cultiver la pensée " Que tous les êtres soient heureux" que la pensée " Je le hais ". La noble pensée s’exprimera un jour par un comportement noble, et la pensée malveillante en actes malveillants.
Souvenez-vous que vos pensées sont transformées en paroles et en actes afin de procurer le résultat attendu. La pensée transposée en action est capable de produire des résultats tangibles. Vous devriez toujours parler et faire les choses avec la bienveillance présente à l’esprit. Mais si parlant de bienveillance, vous agissez dans une direction opposée, les sages vous le reprocheront. À mesure que la vigilance attentive et la bienveillance se développeront, vos pensées, vos paroles et vos actions deviendront aimables, plaisantes, sincères et bienfaisantes tant pour vous-même que pour les autres. Si vos pensées, paroles ou actions causent du mal, à vous même, aux autres, ou aux deux, vous devez alors vous demander si vous êtes vraiment attentif à la bienveillance.
D’un point de vue pratique, si vos ennemis étaient bien portants, heureux et en paix, ils ne seraient pas vos ennemis. S’ils étaient libres de problèmes, de douleur, de souffrance, d’afflictions, de névroses, psychoses et paranoïa, de la peur, des tensions et anxiétés, ils ne seraient pas vos ennemis. Votre solution concrète est de les aider à surmonter leurs problèmes, afin que vous puissiez vivre en paix et heureux. Si vous en étiez capable, vous devriez emplir l’esprit de tous vos ennemis de bienveillance et les faire tous réaliser le véritable sens de la paix, de façon que vous puissiez vivre en paix et heureux. Plus ils sont névrosés, plus ils souffrent de psychoses, de peurs, de tensions, d’anxiétés... plus ils peuvent créer des problèmes, des douleurs et des souffrances au monde. Si vous pouviez convertir une personne méchante et pervertie en un saint, vous feriez un miracle. Cultivons une sagesse adéquate et la bienveillance en nous-mêmes pour convertir les esprits mauvais en de saints esprits.
Quand vous haïssez quelqu’un vous pensez : "Qu’il soit laid, qu’il souffre, qu’il soit pauvre, inconnu, sans amis, malheureux..." Mais ce qui arrive en réalité, c’est que votre propre corps secrète de telles toxines que vous ressentez des douleurs, une tension artérielle élevée, du stress. Votre visage change, vous perdez l’appétit, le sommeil, et devenez désagréable envers les autres. Vous expérimentez les choses mêmes que vous souhaitez à votre ennemi. Vous ne pouvez pas voir la réalité telle qu’elle est. Votre mental ressemble à de l’eau en ébullition. Vous êtes comme un malade souffrant de jaunisse, auquel toutes les nourritures les plus délicieuses sont insipides. Vous devenez incapable de vous réjouir de la réussite, du succès de quelqu’un d’autre. Tant que cette condition existe, vous ne pouvez pas méditer correctement. Par conséquent, nous recommandons très instamment que vous pratiquiez la bienveillance avant de commencer sérieusement la méditation.
Répétez les passages précédents avec beaucoup d’attention et d’intention. En les récitant, ressentez la véritable bienveillance en vous-même d’abord, et ensuite partagez-la avec les autres, car vous ne pouvez pas partager ce que vous n’avez pas en vous même.
Souvenez-vous toutefois qu’il ne s’agit pas de formules magiques. Elles ne fonctionnent pas toutes seules. Si vous les utilisiez dans cet esprit, vous ne feriez rien d’autre que de gaspiller votre énergie. Mais si vous participez véritablement et investissez ces voeux de votre propre énergie, alors ils vous seront bénéfiques. Essayez et voyez par vous-même.

9 nov. 2011

18 MOIS DÉJÀ  DANS L'INTIMITÉ 
DES  SOINS PALLIATIFS DU PLATEAU MONT-ROYAL

Une  belle histoire, une longue histoire, une histoire vraie de patients plongés dans l'inconnu de leur destin , confiant leur vie, leur maux, leur chemin souvent dramatique, à des gens formidables, intervenants remarquables et généreux, qui permettent à tous ces malades en fin de ligne, un parcours dans la dignité.


Il s'apelle Simon, le premier venu colmater cette blessure géante.
Offrir sa vie, son coeur, tout son savoir-faire, son temps, précieux, son esprit éclairé. Jamais il n'hésite à dire la vérité, bonne ou lourde.
Son rire explosif transmet le bonheur à qui sait l'écouter.


Il y a Julie, jolie petite infirmière complice. Une approche sérieuse pour remplacer les absences de Simon.
Lorsque Télé Québec nous a proposé un tournage "Une pilule une Petite Granule" sur le sujet du Cancer du Poumon, malgré le trac, elle a dit oui sans attendre et fait le travail à la perfection. Son sourire était attendu chaque mercredi matin.

LA SEULE FAÇON D'ÊTRE HEUREUX,
C'EST D'AIMER.
SI TU N'AIMES PAS, TA VIE PASSERAS EN UN ÉCLAIR..
FAIS LE BIEN, ÉMERVEILLE-TOI, ESPÈRE


 TÉLÉQUÉBEC PRÉSENTE
Une Pilule une petite  Granule
http://video.telequebec.tv/video/7052/cancer-des-poumons
Avec le Dr Normand Blais - Hémato-oncologue - CHUM N.D. Montréal
La Dre Carmela Pepe, Pneumo-oncologue Jewish General Hospital - Montréal


Il arrive qu'il y ait des changements de garde et maintenant, c'est au tour de Denise de veiller à mon bien-être et à ma santé. C'est une professionnelle expérimentée; elle s'acquitte de sa tâche avec compétence, humour et passion et nous avons développé, au fil des semaines, une belle relation.


De l'air frais envoyé de Suisse par Denise avec humour pour un patient atteint au poumon...



Soutien aux proches aidants

La maladie évolue vers la perte de l'autonomie et la surveillance du patient nécessite de nouveaux intervenants: les  techniciens gardiens de malade, dont le rôle est la surveillance du malade quand il est seul.

Ces techniciens aident la personne lors des repas, assure la surveillance pendant  le sommeil,  l'habillage,  le confort. Ils ont généralement une  expérience professionnelle qui va de 10 à 20 ans. Ce sont des anges gardiens qui veillent sur les patients.

Ce sont Sylvain,Stéphane, Martin,Pierre,et Patrick.

Ils doivent être vigilants et attentionnés.

Une idée vraiment difficile à accepter au départ: celle de perdre son autonomie au point de ne plus pouvoir vivre sans la surveillance de personnes tierces pour assurer  les besoins et la sécurité.
Contrairement à ce que je pensais, les relations se sont vite harmonisées, transformant l'idée de charge en aide précieuse et rassurante..
Chacune de ces personnes possède des aptitudes  et connaissances particulières.
Pour toutes ces personnes, j'éprouve une profonde gratitude; 
 je les remercie sincèrement.

Le CLSC du Plateau offre de nombreux services aux personnes âgées et aux personnes en perte d’autonomie, à leur famille et aux proches aidants, dont :
  • évaluation de l’état de santé;
  • évaluation et suivi en nutrition, en ergothérapie et en physiothérapie;
  • conseils sur l’alimentation, sur l’exercice, les saines habitudes de vie et la prévention des chutes;
  • répit aux proches aidants;
  • soins d’assistance;
  • soins infirmiers;
  • soutien psychosocial;
  • soins de fin de vie.
Ces services peuvent être offerts au CLSC, à domicile, dans un centre de jour ou un hôpital de jour, une unité de réadaptation, en hébergement temporaire ou de longue durée. Certains services sont aussi offerts avec la collaboration d’organismes communautaires.
Lorsque les services de soutien à domicile ne peuvent plus répondre aux besoins d’une personne en grande perte d’autonomie, une demande d’hébergement peut être envisagée avec l’aide des travailleurs sociaux du CSSS.

19 oct. 2011

Une bonne nouvelle....

La liste de médicaments contre le cancer revue

Photo: David Boily, Archives La Presse
Denis Lessard
La Presse
(Québec) Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a forcé l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) à revoir sa décision en approuvant certains médicaments coûteux pour le traitement du cancer qu'il avait refusés.
«Le ministre s'est assis la semaine dernière avec l'INESSS pour en discuter, il voulait revoir avec l'Institut les processus», a expliqué Natacha Joncas-Boudreau, attachée de presse du ministre Bolduc, hier à La Presse.
M. Bolduc avait récemment été relancé à l'Assemblée nationale par la députée péquiste Agnès Maltais. Il avait alors indiqué qu'il comptait rencontrer l'Institut national d'excellence en santé, ancien Conseil du médicament, qui avait mis de côté des traitements très coûteux contre le cancer. «Le patient est en droit de recevoir les soins qui lui sont nécessaires, a-t-il affirmé, surtout dans le cas du cancer. La valeur thérapeutique va prédominer sur la valeur économique du médicament.»
La Coalition priorité cancer, formée de patients et de professionnels de la santé, a attaqué le verdict de l'INESSS en déplorant que des considérations purement économiques freinent l'accès aux médicaments de pointe pour des patients atteints du cancer.
Il n'y a guère de précédent où un ministre de la Santé ait cassé une décision de l'Institut, organisme indépendant. Le ministre Bolduc a parlé de ses intentions à une réunion récente avec ses partenaires du réseau.
«Dans un dossier comme celui-là, la question de l'économie, à un moment donné, doit être mise de côté pour l'humain», a-t-il soutenu à l'Assemblée nationale.
Marge de manoeuvre accrue pour les pharmaciens
Par ailleurs, a-t-on appris, le ministre Bolduc compte déposer tout prochainement un projet de loi qui déléguera aux pharmaciens des actes actuellement réservés aux médecins. Hier, son cabinet a soutenu que les discussions entre les médecins et les pharmaciens n'étaient pas encore conclues. Mais selon les renseignements obtenus, cinq actes médicaux pourront être faits par un pharmacien en vertu du projet de loi.
Ainsi, le pharmacien pourra prolonger une ordonnance, l'adapter à certains facteurs comme le poids du patient, par exemple. Le pharmacien pourra avoir accès à des résultats de laboratoire et pourra administrer certains médicaments pour des fins pédagogiques (montrer à un diabétique comment s'administrer son insuline, par exemple). Finalement, il pourra prescrire des médicaments pour certains maux bénins, l'herpès labial (les feux sauvages) ou les infections urinaires, tous des cas pour lesquels le diagnostic et le médicament à prescrire sont déjà bien définis. Dans plusieurs autres provinces canadiennes, ces actes ne sont plus l'apanage des médecins.

8 oct. 2011


Chère Docteure Florescu, cher Docteur Blais,
Hier, j'ai vu votre intervention à Radio-Canada, Docteure FLorescu et
aujourd'hui, j'ai lu votre lettre dans la Presse, Docteur Blais, et je me
rends compte que fort heureusement, j'ai fait partie des privilégiés qui ont
pu bénéficier de ces traitements que le gouvernement a décidé de ne pas
rembourser. Il ferme donc d'une part la porte à la survie de certains
malades et je peux en témoigner (5 ans avec un cancer avancé du poumon) et à
l'avancée de la recherche dans ce domaine d'autre part.
Il est clair que je n'aurais pas survécu sans les différents traitements
dont j'ai pu bénéficier grâce à vous et toute votre équipe. Pour cela, je
vous remercie tous.
Mais je suis inquiet pour tous ces malades à venir qui, parce qu'ils
habitent au Québec et non pas une province où l'on offre ces médicaments et
où l'on privilégie la recherche, verront leur pronostic de vie s'amenuiser
dramatiquement.
Une question que l'on peut se poser, à la vue de la liste des médicaments
supprimés, veut-on punir les consommateurs de tabac, qui ont pourtant payé
le stade olympique?...J'espère que non.
Quant à moi, la seule "brique" que je puisse apporter à votre édifice,
serait de vous offrir le témoignage de mon vécu de cette maladie avec une
qualité de vie et un confort, grâce au combat de chacun d'entre vous pour
vos malades.

Merci encore, Catherine et Denis Caspar

31 août 2011

Le Dhamma de la Forêt - EMBRASSER LA MORT



Embrasser la mort




La vertu est la base nécessaire à un monde harmonieux dans lequel les gens peuvent vraiment vivre comme des êtres humains et non comme des animaux.
Développer la vertu est au cœur de notre pratique. Maintenez les préceptes, cultivez la compassion et respectez toutes les formes de vie. Soyez attentifs à vos paroles et à vos actions. Utilisez la vertu pour simplifier et purifier votre vie.
Quand la vertu est la base de chacun de vos actes, votre esprit devient bon, clair et paisible.
Dans ce contexte, la méditation s’épanouit aisément.
Ajahn Chah

Phra Paisal Visalo


Traduit par Hervé Panchaud


La vie et la mort sont, en fait, une seule et même chose. Nous mourrons sensiblement de la même manière que nous avons vécu. Si nous vivons dans l'ignorance, il est probable que nos derniers instants se passeront dans la souffrance, sans aucun sentiment de paix ni de lucidité. Mais si nous continuons à développer la vertu et l’attention, nous serons en capacité de vivre nos derniers instants de manière paisible, dans un état de conscience vigilante, jusqu'à notre ultime souffle.
Celui qui est éveillé vit avec une conscience aigüe de l'omniprésence de la mort. A tout moment, il est prêt à faire face à la mort. Mais, même si l'esprit n'est pas suffisamment préparé à cette échéance, il peut toujours être entraîné au fil des jours, tout en faisant de son mieux ce que l’on a à faire, en ayant accepté que l'incertitude est un élément de la vie.
Il existe différentes méthodes pour pratiquer cette méditation sur la mort (ou maranānussati). La seule pensée que nous allons tous mourir dans un temps plus ou moins proche et qu'il nous faut employer au mieux ce temps qu'il nous reste, est l’une de ces méthodes. Cependant, pour un grand nombre de gens, un tel rappel n'est pas suffisant. Ils y penseront un moment puis, finalement, ils reprendront leur existence, guidés par les mêmes vieilles habitudes, emportés par le travail ou par les divertissements faciles, tout en oubliant la chose la plus importante à faire dans la vie.
Une manière simple d'envisager la mort est d'imaginer ce qui pourrait arriver si nous mourrions là, dans l'instant. Que perdrions-nous ? Qui nous manquerait ? Cela pourrait faire naître une sensation douloureuse chez ceux qui pensent n'être pas encore prêts. Mais ce sentiment désagréable pourrait aider à mieux se préparer ceux et celles qui ne l'étaient pas, et les inciter à pratiquer pendant le temps qui leur reste à vivre, afin de pouvoir faire face à la souffrance quand le moment de tout quitter arrivera.
Voici quelques idées sur la façon de méditer sur la mort et le passage de vie à trépas.
Méditer sur la mort au moment du coucher
La fin de la journée, quand vient le temps de laisser le corps et l'esprit se reposer, est propice à une réflexion sur le caractère inexorable de la mort. Méditons sur le processus de la mort comme si celle-ci devait survenir à l'instant même.
Il convient de s'allonger et de détendre toutes les parties du corps, depuis la tête jusqu'aux orteils, et tout particulièrement les muscles du visage. Laissons la respiration aller et venir librement. Sentons, au niveau du nez, le doux va-et-vient du souffle. Mettons de côté toute pensée se rapportant au passé ou au futur.
Alors que l'esprit devient calme, pensons à la façon dont nous abordons la mort. Mais nous ne savons pas quand elle se produira. Cette nuit pourrait être la dernière. Demain pourrait ne jamais venir.
Pensons comment notre respiration va s'estomper à l'approche de la mort. Comment notre cœur va cesser de battre. Le corps ne sera plus en mesure de bouger et il deviendra froid et rigide, telle une souche inutile.
Pensons ensuite à tous ces biens, précieux à nos yeux, que nous avons amassés et qui vont cesser d'être nôtres. Ils vont devenir propriété de quelqu'un d'autre. Nous n'en aurons plus la jouissance. Tout ce qui nous était si cher ne sera plus sous notre garde.
De plus, nous n'aurons plus d'autre opportunité de pouvoir parler à nos enfants, aux êtres chers. Tout ce que nous avions l'habitude de faire ensemble appartiendra au passé. Nous ne serons plus en mesure de rendre visite à nos parents et ne pourrons plus rien faire pour eux. Nous n'aurons même pas le temps de leur dire « au revoir », ni de nous réconcilier avec ceux avec qui nous étions en conflit.
Nous devrons laisser derrière nous tout notre travail, même celui qui n'aura pas été achevé. Nous ne pourrons plus y apporter la moindre retouche. Aussi importante soit-elle, toute activité devra être abandonnée. Il en ira de même avec toutes les connaissances et toutes les expériences que nous avons pu accumuler – elles vont toutes disparaître en même temps que nous.
La gloire, le pouvoir et les soutiens vont filer entre nos doigts. Quelle que soit notre puissance, nous ne pourrons emporter cela avec nous. Ne nous imaginons pas que les gens vont continuer à faire notre éloge après notre mort ; notre nom même finira par être oublié.
Alors que nous méditons de la sorte, observons nos sentiments. Sommes-nous inquiets, attristés, ou ressentons-nous un attachement pour toutes ces choses ? Sommes-nous prêts à accepter toutes ces pertes ? Sinon, qu'est-ce qui nous agite encore ? Une telle méditation nous aidera à comprendre qu'il reste certaines choses que nous n'avons pas faites (ou qui restent inachevées) et des choses auxquelles nous sommes encore très attachés. Cette prise de conscience nous amènera à privilégier ce qui est vraiment important et que nous avons négligé, ainsi qu'à pratiquer l'art du lâcher-prise.

Contempler la mort en différentes occasions
En fait, nous pouvons méditer sur la mort à n'importe quel moment de la journée. Quand nous voyageons en voiture, en bateau ou en avion, nous devons nous tenir prêts. Si quelque chose d'imprévu se produisait dans les secondes qui suivent, comment y ferions-nous face ? Quelle serait notre première pensée ? Sommes-nous prêts à abandonner tout ce à quoi nous tenons, là, maintenant ?
Quand nous quittons la maison, pensons que ce pourrait être là notre dernière sortie et que nous pourrions ne plus avoir la possibilité de revenir voir nos parents, l'être aimé ou nos enfants. N'y-a-t-il pas certaines choses que nous pourrions regretter de n'avoir pas terminées ? N'y-a-t-il pas des conflits qu'il aurait mieux valu résoudre ? Une telle prise de conscience doit nous inciter à essayer d'agir au mieux pour le bien de notre famille et à ne pas reporter au lendemain la résolution de certains problèmes – car ce jour pourrait ne jamais venir.
La lecture des journaux, et tout particulièrement le récit d'accidents et de catastrophes, est une autre occasion de méditer sur le caractère incertain de la vie. Tout peut se produire sans prévenir ; on peut mourir en tout lieu et à tout moment. Nous devons essayer de penser qu'une telle chose peut aussi nous arriver. Sommes-nous préparés pour y faire face ? Sommes-nous prêts à mourir ?
Participer à un service funéraire peut aussi être le moment de se souvenir de l'imminence de notre propre mort. Il y a peu, le défunt marchait et se mouvait comme nous. Dans le futur, viendra le temps où nous serons, à notre tour, étendu ainsi. Nous ne pourrons rien emporter avec nous, si ce n'est le résultat de nos actions, bonnes ou mauvaises.
Il n'y a pas de meilleur enseignant du Dhamma que ce corps devant nous, étendu dans un cercueil. Il essaie de nous mettre en garde contre le laisser-aller et l'insouciance dont nous faisons preuve dans la vie. Celui qui s'imagine avoir encore de nombreuses années devant lui devra revoir sa position en assistant aux funérailles d'un enfant ou d'un adolescent. Ceux qui sont infatués de leur pouvoir devraient comprendre que, aussi « importants » qu'ils soient, ils seront toujours plus petits que le cercueil dans lequel reposera leur dépouille.
De même, lorsque nous rendons visite à un malade, nous devons nous rappeler que notre corps sera, un jour, dans un même état. Là encore, le malade, surtout s'il est en phase terminale, est notre maître dans le Dhamma. Quelles que soient ses réactions – anxiété, déni, désespoir –, il nous enseigne comment nous préparer de manière que, lorsque viendra notre tour, nous ne souffrions pas autant. La personne malade qui semble être apaisée et à même de garder sa sérénité malgré la douleur physique évidente, nous donne aussi l'exemple sur la façon dont nous devons nous préparer, particulièrement quand nous sommes encore en bonne santé.
Garder un esprit apaisé face à la maladie n'est pas différent que de garder un esprit apaisé face à la mort. Se souvenir de périodes où nous avons été malades est un exercice pour se préparer à la mort. Les maladies sont comme le premier chapitre d’une leçon difficile à apprendre – si nous ne sommes pas capables de faire face à la maladie, comment pourrons-nous faire face à la mort ?



Rappels de la mort
Nous pouvons nous servir de tout ce qui se produit dans notre vie quotidienne pour nous rappeler l'imminence de la mort. Cela dépend des circonstances et de notre créativité.
Certains maîtres de méditation tibétains vident toute l'eau contenue dans leur verre et pose celui-ci à l'envers au pied de leur lit. Ils agissent ainsi car ils ne sont pas certains de pouvoir se lever et utiliser à nouveau ce verre le jour suivant. Ce rituel est une forme de rappel, pour ces maîtres, que la mort peut survenir et les emporter à n'importe quel moment.
Une femme de lettres thaïlandaise a, plus tard, eu connaissance de ce rituel et se l'est approprié : chaque soir, avant d'aller se coucher, elle veille à ce que toute la vaisselle soit lavée. Ainsi, dit-elle, si elle venait à mourir dans son sommeil, elle ne laisserait pas à d'autres la charge de laver ses assiettes sales.
Un homme, âgé de 55 ans, se servait de billes comme d'un « rappel de sa propre mort ». Chaque bille représentait environ une semaine de sa vie. Cet homme avait calculé que, s'il atteignait 75 ans, c'est à dire l'espérance de vie moyenne, il devait lui rester environ un millier de semaines à vivre. Il avait donc acheté 1.000 billes qu'il avait mises dans une boîte en plastique. Chaque semaine, il en retirait une de la boîte. La diminution du nombre de billes dans la boîte lui rappelait que ses jours étaient comptés. Ce rappel de l'approche de la mort lui a permis de choisir les choses les plus importantes qu'il lui restait à faire et de ne pas se laisser distraire par des choses insignifiantes.
Chacun peut choisir son propre « pense-bête » – le lever et le coucher du soleil, la fleur qui vient en bouton, fleurit, puis se flétrit, ou qui pousse dans l'arbre et qui finit par tomber à terre. Tout cela nous rappelle le caractère éphémère de l'existence. Le Bouddha a dit une fois que la vie n'était pas sans rappeler la crête d'écume de la vague, la goutte de rosée ou l'éclair dans le ciel : phénomènes éphémères, comme l'est notre vie.


D'autres activités pour se préparer à la mort
Nous pouvons essayer un exercice de lâcher-prise quant aux personnes et aux biens qui nous sont chers. Choisissons sept objets – cela peut être une personne, un animal de compagnie ou quelque chose auquel on tient – et demandons-nous, si nous devions nous séparer d'un de ces objets, lequel laisserions-nous en premier. Procédons ainsi avec les six objets restants Nous pouvons nous imaginer être dans une situation difficile – un incendie, un tremblement de terre, un accident – qui nous oblige à abandonner chacun de ces objets aimés. Que choisissons-nous de garder ? Que choisissons-nous de laisser ?
Un tel exercice nous enseignera le lâcher-prise. Il nous aidera à mieux voir nos propres attachements et à découvrir ce que nous considérons être le plus important dans notre vie. Certains verront qu'ils éprouvent plus d'amour et d'attachement pour leur chien que pour leurs frères et sœurs. D'autres seraient prêts à renoncer à tout mais pas à leur poupée préférée. D'autres encore pourront choisir leur ordinateur comme étant le dernier objet qu'ils seraient prêts à abandonner. Nous découvrirons des choses insoupçonnées sur nous-mêmes et puis nous pourrons essayer de nous adapter aux circonstances qui se présentent. Tout cela est crucial pour notre préparation à la mort car, en dernier ressort, nous serons amenés à tout perdre, d'une manière ou d'une autre. En fait, même quand nous sommes encore en vie, nous sommes contraints de perdre certains objets, certaines personnes et, le plus souvent, sans avoir la possibilité de choisir ce que nous souhaitons garder et ce que nous acceptons de perdre.

Méditation sur la mort et sur le fait de mourir

Voici un exemple de méditation que nous pouvons pratiquer chaque soir, comme un rappel du caractère éphémère de la vie.
« Tandis que nous expirons et que nous inspirons, essayons de garder l’esprit dans un état calme et paisible. Puis imaginons une belle fleur. Visualisons comment cette même fleur commence à se flétrir et perdre ses pétales un à un. Comment les couleurs éclatantes ternissent jusqu'à ce que la fleur perde finalement toute vie.
Imaginons le spectacle de l'aube sur un paysage magnifique. Voyons le ciel baigné par la douce lumière du jour. Pensons à ce même paysage à midi, quand le soleil torride darde de tous ses rayons. Puis le temps s'écoule jusqu'au moment de la tombée de la nuit, et finalement, tout se dissout dans l'obscurité.
Imprégnons-nous de ces images. Notre vie est comme la fleur qui dépérit un jour. Et, comme le soleil qui doit quitter le ciel tous les jours, nous aurons, tôt ou tard, à quitter cette terre.
Nous devrons tous quitter cette terre. Personne ne sait quand ce moment viendra. Peut-être l'année prochaine. Peut-être le mois prochain... Ou bien même, demain.
Imaginons qu'aujourd'hui soit notre dernier jour sur cette terre. Il n'y aura pas de lendemain pour nous. Quand le jour se lèvera, notre corps sera étendu, il ne sentira plus rien, pas même le souffle de la respiration.
Imaginons que, dans quelques heures, nous ne soyons plus en mesure de revoir les personnes que nous avons connues, avec qui nous avons parlé et rit, celles qui ont toujours fait partie de notre vie. Toutes, sans exception.
Visualisons nos parents, nos enfants, nos frères et sœurs, ceux que nous voyons tous les jours. Nous allons devoir les laisser tous, dans les heures qui viennent. Imaginons le visage de l'être aimé. Le moment de le laisser va bientôt arriver. Imaginons que bientôt nous allons devoir quitter tous nos amis et que nous ne serons plus en mesure de les revoir.
Pensons à tout ce qui s'est passé depuis ce matin. Qui avons-nous vu ? Qu'avons-nous fait ? Pensons au temps que nous avons passé à prendre notre petit-déjeuner.
Pensons au moment où nous sommes allés déposer nos enfants à l'école. Pensons aux amis que nous avons rencontrés dans la salle de réunion.
Pensons à tous ces objets auxquels nous tenons, au travail qu'il a fallu fournir pour les acquérir – la maison, les voitures, les bijoux, l'argent et toutes ces choses qui nous étaient si chères. Nous allons bientôt avoir à renoncer à tout ce qui nous appartenait autrefois.
Pensons à ce travail que nous avons aimé et auquel nous avons consacré toutes ces années. Quoi qu'il en soit, nous n'avons plus la possibilité de le faire maintenant. Tout le travail qui n'a pas été réalisé, il n'est plus temps de l'accomplir maintenant.
Bientôt, le monde que nous avons connu durant notre vie va disparaître. Il ne restera plus rien. Rien du tout. La seule chose qui compte est que notre vie va prendre fin dans les heures prochaines.
Maintenant, revenons en nous-mêmes pour explorer nos sentiments dans l'instant. Que ressentons-nous dans l'instant ? Sommes-nous terrifiés ? Méditons sur cette peur. De quoi avons-nous peur exactement ? Où cette peur est-elle située au juste ? Prenons ce sentiment appelé « peur » et observons nos propres réactions de manière précise.
Sommes-nous préoccupés par quelque chose ? Qu'est-ce que nous pensons être le plus difficile à laisser derrière nous ? Nos enfants ? Les amis ? L'être aimé ? La richesse ? Le travail ?
Gardons un cœur paisible. Observons ces biens que nous pensons être nôtres – le sont-ils réellement ? Pourrons-nous les emmener avec nous ou bien sont-ils mis à notre disposition pour un temps seulement ? Maintenant, il est temps pour nous de tout laisser. D'autres que nous prendront soin de ces biens et les utiliseront à leur tour.
Le temps est venu de renoncer au travail que nous avons réalisé ; d'autres vont le poursuivre. Nous avons laissé un héritage suffisant sur cette terre. Celui-ci fait désormais partie de la terre ; il ne nous appartient plus. Il n'est plus temps pour nous de nous en soucier.
Nos parents, nos enfants, nos frères et sœurs et tous ceux que nous avons aimés … nous avons eu la chance de vivre avec eux pendant un temps. Nous avons fait ce que nous devions faire. Il est temps pour nous de partir. Ne craignons pas qu'ils ne puissent vivre sans nous. Nous les avons déjà laissés seuls dans le passé. La seule différence est que, cette fois, nous allons les laisser plus longtemps qu’auparavant.
Nous allons bientôt devoir quitter ce corps. Ce corps ne nous appartient pas. Nous l'avons emprunté à la nature. Ce corps nous a été donné gratuitement par nos parents. Il est maintenant temps de le rendre à la nature. Il est maintenant temps pour ce corps de retourner aux quatre éléments : la terre, l'eau, l'air et le feu.
Il est maintenant temps pour nous de jeter au loin tout sentiment de culpabilité, d'anxiété et de remords. Ne laissons pas ces sentiments alourdir notre cœur. Il n'est pas trop tard pour demander pardon. Maintenant, nous allons demander à tous ceux que nous avons blessés ou lésés par le passé, de nous pardonner. Que chacun d'entre nous soit libéré de toute animosité envers autrui.
Si nous avons encore de la rancune ou du ressentiment envers certaines personnes, nous devons les abandonner. Ne laissons pas les mauvais sentiments nous dévorer de l'intérieur. Sachons pardonner. Pardonnons à tous ceux qui ont pu nous faire souffrir. Libérons notre cœur de toute haine et de toute colère. Que chacun d'entre nous puisse vivre en paix.
Enfin, abandonnons tout ce que nous avions l'habitude de tenir pour nôtre. Renonçons à tout, y compris à nous-mêmes. En fait, il n'y a rien qui puisse être considéré comme nôtre, même cette chose que nous appelons « moi ». Il n'y a pas de soi véritable. Abandonnons notre attachement à la notion de « soi ». Ne cherchons pas à prévoir ce qu'il va advenir de nous, sous quelle forme nous allons renaître. Rappelons-nous seulement que, quelle que soit cette forme, elle sera [une autre cause de] souffrance. Il n'y a rien à saisir, à retenir. Renonçons à tout, que ce soit le passé ou le futur. Gardons notre esprit dans un état de paix, de vacuité : le bonheur de la totale libération.

23 août 2011

Jack Layton laisse un dernier message aux Canadiens

Jack Layton laisse un dernier message aux Canadiens Chers amis, Des dizaines de milliers de Canadiens m'ont fait parvenir des mots d'encouragement au cours des dernières semaines. Je tiens à remercier chacun d'entre vous pour vos cartes, vos notes et vos cadeaux si magnifiques, si inspirants, si attentionnés. Vos bons sentiments et votre amour ont éclairé mon foyer et ont renforcé mon courage et ma détermination. Malheureusement, mes traitements n'ont pas eu les effets escomptés. Je remets donc cette lettre à Olivia afin qu'elle la partage avec vous dans l'éventualité où je ne pourrais continuer. Je recommande que Nycole Turmel, députée de Hull-Aylmer, continue son travail à titre de chef intérimaire jusqu'à ce qu'une ou un successeur(e) soit élu(e). Je recommande au parti de tenir un vote quant au leadership du parti le plus tôt possible dans la nouvelle année, en s'inspirant de l'échéancier de 2003, afin que notre nouveau ou nouvelle chef ait amplement le temps de reconsolider notre équipe, de renouveler notre parti et notre programme, et puisse aller de l'avant et se préparer pour la prochaine élection. Quelques mots additionnels : Aux Canadiens qui se battent contre le cancer pour continuer à profiter pleinement de la vie, je vous dis ceci : ne soyez pas découragés du fait que ma bataille n'ait pas eu le résultat espéré. Ne perdez pas votre propre espoir, car les thérapies et les traitements pour vaincre cette maladie n'ont jamais été aussi évolués. Vous avez raison d'être optimistes, déterminés et convaincus face à la maladie. Mon seul autre conseil est de chérir tous les moments passés auprès de ceux qui vous sont chers, comme j'ai eu la chance de le faire cet été. Aux membres de mon parti : nous avons obtenu des résultats remarquables en travaillant ensemble au cours des huit dernières années. Ce fut un privilège d'être le chef du Nouveau Parti démocratique et je suis très reconnaissant pour votre confiance, votre appui et vos innombrables heures consacrées à notre cause. Il y a des gens qui vont essayer de vous convaincre d'abandonner notre cause. Mais cette dernière est bien plus grande qu'un chef. Répondez-leur en travaillant encore plus fort, avec une énergie et une détermination sans précédent. Rappelez-vous de notre fière tradition de justice sociale, de soins de santé universels, de régime de pensions publiques, et des efforts que nous faisons pour nous assurer que personne ne soit laissé pour compte. Continuons d'aller de l'avant. Démontrons dans tout ce que nous faisons au cours des quatre prochaines années que nous sommes prêts à servir les Canadiens en formant le prochain gouvernement. Aux membres de notre caucus : j'ai eu le privilège de travailler avec chacun d'entre vous. Nos rencontres du caucus ont toujours été le moment fort de ma semaine. Cela a été mon rôle d'exiger le plus possible de votre part. Et maintenant je le fais à nouveau. Les Canadiens vous porteront une attention toute spéciale dans les mois à venir. Chers collègues, je sais que vous rendrez les dizaines de milliers de membres du NPD fiers en démontrant la même éthique de travail et la solidarité qui nous ont mérité la confiance de millions de Canadiens lors de la dernière élection. À mes concitoyens québécois : le 2 mai dernier, vous avez pris une décision historique. Vous avez décidé qu'afin de remplacer le gouvernement fédéral conservateur du Canada par quelque chose de mieux, il fallait travailler ensemble, en collaboration avec les Canadiens progressistes de l'ensemble du pays. Vous avez pris la bonne décision à ce moment-là. C'est encore la bonne décision aujourd'hui et restera la bonne décision au cours des prochaines élections, lorsque nous réussirons, ensemble. Vous avez élu une superbe équipe de députés du NPD qui vous représenteront au Parlement. Ils vont réaliser des choses remarquables dans les années à venir afin de faire du Canada un meilleur pays pour nous tous. Aux jeunes Canadiens : toute ma vie j'ai travaillé pour améliorer l'état des choses. L'espoir et l'optimisme ont caractérisé ma carrière politique, et je continue à être plein d'espoir et d'optimisme quant à l'avenir du Canada. Les jeunes Canadiens ont été une grande source d'inspiration pour moi. J'ai rencontré plusieurs d'entre vous et discuté avec vous de vos rêves, de vos frustrations, et de vos idées de changement. De plus en plus d'entre vous être impliqués en politique parce que vous voulez changer les choses pour le mieux. Plusieurs d'entre vous avez choisi de faire confiance à notre parti. Alors que ma carrière politique s'achève, j'aimerais vous transmettre toute ma conviction que vous avez le pouvoir de changer ce pays et le monde. Plusieurs défis vous attendent, de l'accablante nature des changements climatiques à l'injustice d'une économie qui laisse tant d'entre vous exclus de la richesse collective, en passant par les changements qui seront nécessaires pour bâtir un Canada plus solidaire et généreux. Votre énergie, votre vision et votre passion pour la justice sont exactement ce dont ce pays à aujourd'hui besoin. Vous devez être au coeur de notre économie, de notre vie politique, et de nos plans pour le présent et pour l'avenir. Et finalement, j'aimerais rappeler à tous les Canadiens que le Canada est un magnifique pays, un pays qui représente les espoirs du monde entier. Mais nous pouvons bâtir un meilleur pays, un pays où l'égalité, la justice et les opportunités sont plus grandes. Nous pouvons bâtir une économie prospère et partager les avantages de notre société plus équitablement. Nous pouvons prendre mieux soin de nos aînés. Nous pouvons offrir à nos enfants de meilleures perspectives d'avenir. Nous pouvons faire notre part pour sauver l'environnement et la planète. Nous pouvons réhabiliter notre nom aux yeux du monde. Nous pouvons faire tout ça parce que nous avons enfin un système de partis politiques fédéraux qui nous offre de vrais choix; où notre vote compte; où en travaillant pour le changement on peut effectivement provoquer le changement. Dans les mois et les années à venir, le NPD vous proposera une nouvelle et captivante alternative. Mes collègues du parti forment une équipe impressionnante et dévouée. Écoutez-les bien, considérez les alternatives qu'ils proposent, et gardez en tête qu'en travaillant ensemble, nous pouvons avoir un meilleur pays, un pays plus juste et équitable. Ne laissez personne vous dire que ce n'est pas possible. Mes amis, l'amour est cent fois meilleur que la haine. L'espoir est meilleur que la peur. L'optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde. Chaleureusement, Jack Layton

4 juil. 2011

Appareillage annoncé...




"N'avoir aucune inquiétude particulière 
par rapport à un au delà plus qu'incertain,
 pour moi c'est renouveler la confiance absolue que j'accorde à cette entité
 qui  m'a fait entrer dans ce monde sans poser aucune condition 
et qui pourrait offrir demain d'être son nuage,une vague,  pourquoi pas un arbre, une feuille de papier, une écriture ou le son de flûte de bambou."



Sur ces images, on voit  mon urne funéraire, enfin prête à appareiller, chargée de mille petits secrets dissimulés à l'intérieur
Personne ne veut plus se prononcer sur une date eventuelle du départ, mais certainement, le delai continue discrètement à s'amenuiser  de jour en jour.



Elle est née de la trouvaille d'un vieux store de roseau, quelques branches d'osier et quelques objets personnels qui l'habitent..un peu de travail, un peu d'inspiration...
C'est le fruit d'un projet personnel. Il y a plus d'un an, je suis allé m"offrir" des funérailles afin de décharger
 Catherine de cette tâche délicate , autant qu'ennuyeuse et pénible. Lors de la visite du salon B, Mémoria, j'ai été séduit par les lieux, l'atmosphère particulière, le bar attenant, 
la passerelle surplombant le salon, la  riche bibliothèque sur les rites mortuaires, les religions...  



Arrivé au choix des urnes, je n'ai rien vu qui puisse me séduire,
 potiche banale, en terre ou en verre, en matériau biodégradable de bon goût
mais dont le prix laissait rêveur.
 Rêver, inventer ma propre potiche, sans à priori, 
c'est exactement ce que j'allais faire.
L'affaire fut conclue, l'urne en moins, rien n'empêchait de se la procurer ou de la fabriquer soi-même
 d' ailleurs.

 Le récit que j'élaborais du Samurai sans Guerre me fit découvrir
 ce type d'embarcation japonaise à usage multiple, de la 
cérémonie du thé, petits repas d'affaires, rencontre courtisane 
avec de magnifiques geishas dans la baie de Tokyo.
Il s'agit d'une embarcation courante, commune même, mais les ornements et les atours qui la caractérisaient, désignaient
le rang de ses occupants, allant des plus modestes "embarcations familiales" de loisir,
 jusqu'aux vaisseaux princiers dénotant 
la richesse et la culture des habitants. La nuit venue, la baie de Tokyo était parsemée de lucioles, lampes de papier calligraphié,
lampions "bulle" rouges, alignés tout le tour.




Les plus modestes de ces vaisseaux servaient aussi à la traditionnelle pêche aux cormorans,
 jeux et joutes nautiques, 
pique-nique sur l'eau, ramassage du bois de grève séché sur les berges, 
une aubaine pour l'hiver.
 Mais presque tout le 
monde possédait son yakatabune, Edo étant bâtie sur un réseau de canaux, rivières jusqu'à la grande baie.


Ces embarcations ont en général de délicates portes à croisillons, un brasero pour les sorties fraîches et tardives.
Moi, j'ai éliminé ces détails, car le seul chargement qui se fera, viendra par le dessus, fine poudre grise mêlée de fragments osseux,


 cendres humaines destinées à un ultime voyage. Le couvercle renferme un ouvrage qui me tient à
 coeur, que j'ai soigneusement et intégralement recopié "Questions à un maître zen" de Taisen Deshimaru,  qui soulève
les doutes et les grandes questions qui nous troublent quant aux croyances , à l'univers, au cosmos, au début et à la fin,
 au satori, au nirvana. 




Bien entendu, ce voyage est un symbole, un chemin pour s'arracher au vieux monde, une porte pour pénétrer l'univers que l'on vient à peine de laisser.
 C'est  notre voie.


Salut mon denis je suis triste te t'entendre dire que 
ton long voyage dans ta belle jonque approches
Serge est a Strasbourg nous sommes entrain de vider l'appart de sa maman. A par cela ca va mes enfants vont bien les parents aussi  moi ca va aussi dans deux ans je suis a la retraite je pourrais donc m'eclater a fond dans la coutellerie.  J' espere qu'un jour ont se retrouveras dans une autre vie. je t'embrasse  j-luc
..

Merci Jean Luc, pour ce mot touchant et inoubliable
Voilà quatre ans et demi qu'on m'annonce la fin et je suis toujours là. Bien sûr certaine choses on changé: infirmier quotidien, toubib à la a semaine, douleur chronique, détresse respiratoire,  ça devient plus dur, mais j'ai un équipe en or, qui fera tout pour de que ça se passe pour le mieux,à domicile. Une équipe merveilleuses, et c'est moi qui décide.
Alors j'ose encore y croire!
Je sais que tu va la réaliser ta coutellerie de tes rêve . Un peu de patience,
J'en suis certain, et plus vite qu'on le pense.
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