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21 sept. 2009

Une radiothérapie en douceur , pour calmer le jeu

On m'a fait la remarque: Ne pas confondre la notion de traitements à visèe palliative et les soins palliatifs
L'objectif n'est pas ici de guérir le cancer mais de soulager le patient par de légères doses, permettant d'atténuer la douleur et autres inconvénients résultant d'un cancer trop avancé pour être guéri. Elle s'adresse aux cancers trop évolués localement ou métastatiques. Wikipédia
Après quatre protocoles de chimio qui n'ont pas réussi à empêcher la progression des lésions, je vais profiter d'une radiothérapie palliative dès le 28 septembre. Ce traitement n'aura pas pour but de guérir la maladie, mais de réduire la dimensions des lésions présentes sur l'aorte, dans le médiastin et sous la caréne, (la jonction des deux bronches avec la trachée) .
But: diminuer le volume, ralentir momentanément la progression et donc gagner un peu de temps, faciliter la respiration, peut-être retrouver une voix plus efficace, diminuer les sensations d'inflamation dans le haut du thorax. Joli programme.
Douze séances au maximum sont proposées, avec les effets secondaires possibles, mais pas obligatoires: toux, sensation de brûlure de l'œsophage, coup de soleil caractéristique, risque (faible) de pneumonie radique pouvant se développer plusieurs semaines après le traitement, débordement de l'irradiation sur les tissus sains, rétrécissement de l'œsophage avec difficulté de déglutition.

Le traitement étant palliatif, il doit être de courte durée et peu agressif, pour entraîner le moins de désagréments possibles au patient. Il est axé vers une meilleure qualité de vie pour les mois à venir. Le résultat devrait se faire sentir après six à huit semaines.
Je suis évidement preneur de cette option pour prolonger mon parcours et vraiment content qu'on me l'ait proposé. Merci Dr Marie Florescu et Dr Edith Filion, c'est une super bonne idée.
L'idéal aurait bien sûr été la version curative qu'on me proposait en janvier mais c'est devenu inaccessible à cause de ces maudites petites métastases, proches des reins, révélées au PET scan et confirmées par biopsie. Cependant cette version aurait sans doute été plus difficile à vivre, car plus longue, 30 séances, dose d'irradiation plus puissante accompagnée d'une solide chimiothérapie et finalement, sans garantie de succès.

Dans le cas présent, la chimio (Tarceva) sera interrompue une semaine avant et pendant le traitement. On la reprendra sans doute après, histoire de freiner l'expansion des métastases.

Et voilà, j'espère bien que lors du prochain examen et scan, en novembre, je pourrai féliciter mes médecins pour les résultats et faire encore un bon petit bout de chemin. Je suis très heureux de bénéficier de tout ça, conscient aussi que ce n'est sans doute qu'un répit.

Voir: