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2 juin 2010

Face à la réalité



Aujourd'hui, ma conjointe et moi, étions à l'hôpital. Je vais recevoir un ultime traitement de radiothérapie pour aider du point de vue douleur, et confort, une dose unique de 8Grays va m'être donnée très bientôt,mais plus aucun scan d'évaluation  ne sera fait  par la suite.

L'autre point qu'on a réglé ce matin, c'est le contact pour mettre en branle les soins palliatifs à domicile. Le processus est engagé. j'ai choisi de m'installer à la maison pour aborder la fin de vie. Ceci pourrait changer en cas de complication, ou d'urgence et dans ce cas, je serais transféré à l'hôpital.


Une équipe va venir faire une évaluation des lieux prochainement  et on va me livrer un lit thérapeutique, pour m'installer plus confortablement. Un médecin spécialisé (qui parait-il est très gentil et très compétent ) dans le traitement de la douleur et  les soins  palliatifs viendra chez moi, d'abord pour un premier contact, puis à une fréquence hebdomadaire. Une infirmière spécialisée viendra me voir et sera en contact téléphonique permanent. Je serai donc très bien entouré, mon infirmière pivot habituelle restera mon infirmière-pivot.

Mais c'est un peu la fin d'une longue bataille qui s'annonce. Il faut que je me prépare à partir, et si ça fait longtemps que je le savais, tout ça prend aujourd'hui un aspect concret et crûment réel. La différence entre le savoir et le vivre est importante.


Nous avons visité ensuite l'unité de soins  palliatifs, qui est très bien organisé, mais c'est beaucoup d'émotion. Tout est en place pour que les choses puissent se dérouler le mieux possible. cuisines avec frigos micro-ondes, et tout le conforte pour faire des repas en famille, salons pour s'isoler avec ses proches, salle de jeux pour les petits, salle de musique avec piano et.....un fumoir, seulement pour les patients, pas pour les visiteurs. Les chambres sont individuelles, spacieuses, avec un deuxième lit pour le conjoint, et bien équipées. l'endroit m'est familier, c'est à côté du bureau du Dr Lucie Martin, ma psychologue, et au-dessus de l'oncologie, à coté de la psychiatrie, Je me sens comme chez moi.. Dr Lucie Martin a d'ailleurs reçu ma conjointe une demi-heure ce matin pour parler avec elle de la suite du parcours. Ma conjointe sera prise en charge par elle aussi, puis orienté vers un service plus spécifique.
A partir de là, on entre donc dans un phase bien différente,et terminale de ce parcours, il ne faut pas se le cacher. Mais personne  ne parle de délais, c'est, semle-t-il une histoire de quelques mois.

Voici  quoi a ressemblé cette journée remplie d' émotion et j'avoue, de tristesse. Pour ma conjointe, de prendre conscience que je m'en vais vraiment bientôt, et pour moi, ce sentiment d'impuissance de ne pouvoir rien faire pour les miens, juste les laisser dans l'absence , le vide et le manque.