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28 août 2010

A l'usages des visiteurs...de malades!

La visite d'un malade incurable, ou en phase terminale, surtout un membre de la famille ou un ami, est difficile et peut mettre très mal à l'aise, tant le visiteur que le malade. La visite doit pouvoir donner au malade un moment où il oubliera ses problèmes. Il ne faut cependant pas oublier que le malade peut ne pas vouloir de  visite fréquente. Assurez vous que votre visite est désirée


-Planifiez votre visite. 
Appelez-le ou faites-lui savoir que vous allez venir le voir et demandez lui s'il le désire. 
Cherchez le moment où le malade peut apprécier la compagnie, quitte à réviser votre horaire. 
La visite peut être fatigante et éprouvante. Elle ne doit pas durer plus d'une trentaine de minutes sauf demande expresse du malade
-Parfois, la visite fait plus de bien à l'ego du visiteur qu'au malade lui-même, ne l'oubliez pas. Et le malade devient celui qui offre son temps précieux.
 -N'abordez pas votre visite en demandant comment il va. Il sait qu'il ne va pas bien. 
Laissez-le parler en premier, abordez le sujet dont il a envie de parler. 
Demandez par contre si vous -pouvez l'aider à faire quelque chose, ou s'il veut que vous lui rameniez quelque chose. 
-Évitez les discussions "spirituelles", à moins que ce soit lui qui aborde le sujet. 
Tout le monde n'a pas la même approche avec la mort. 
-Le malade peut avoir envie de parler de la mort, écoutez le.
Si vous n'êtes pas vous-même croyant restez à son écoute et répondez-lui. 
-Si vous avez des soucis vous-même, n'en parlez pas. Il est inutile d'augmenter son stress et sa tristesse. Il a déjà assez de pensées difficile en tête. 
Abordez des sujets plus joyeux, des bonnes nouvelles pour la famille ou un ami commun, une naissance, un mariage. 
-Ne promettez pas des choses que vous ne pourrez pas tenir. 
Si vous promettez de revenir le lendemain et qu'il est d'accord, alors faites-le. 
Si vous acceptez de lui rendre un service, ne vous défilez pas. 
Votre visite ne devrait lui demander aucun effort, ni stress ou contrariété.
Envisagez que cette visite qui vous tient tant à coeur puisse ne pas faire partie de ses priorités. Si vous sentez une réticence, prenez la en compte et ne vous imposez pas. 
Dans le cas contraire, 
montrez-lui que vous êtes digne de confiance, et que vous serez toujours là pour lui, jusqu'au bout, s'il en manifeste le désir.


Extrait du guide 648 Virage de l'accompagnement aux malades en fin de vie