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26 nov. 2010

De la durée d'un premier traitement


Ma mère a eu un gros traitement cette semaine, un petit la semaine prochaine et ensuite ils vont enlever le PICC line et lui donner 3 mois sans traitement pour reposer son corps. Trouvez-vous cela normal? Évidemment en début janvier, elle aura un scan mais il n'en demeure pas moins que mon frère et moi sommes tristes qu’elle ait 3 mois sans traitement. Car, à ce que nous avons comme info, elle réagit bien aux traitements. La maladie se stabilise.
Ma réponse est: OUI, je trouve ça tout à fait normal. Je ne sais pas combien de cycles elle a reçus jusqu'à présent, mais je confirme. Il ne faut pas oublier que les produits qu'elle reçoit, ce n'est pas du tylénol, ce sont des poisons puissants qui peuvent faire des dégats irréversibles. Le corps de votre mère doit se reposer, reprendre des forces et je reste confiant dans les professionnels qui savent à quel moment le corps atteint ses limites.
Lors de ma première série de chimio, je devais recevoir 8 cycles. Mon oncologue a décidé de s'arrêter à 6 cycles, ce qui correspond exactement à 2x 6 semaines. Trois mois! Moi aussi, j'étais surpris et déçu, et inquiet, mais l'oncologue m'a' bien expliqué les dangers de poursuivre, même si le traitement fonctionnait. L'arrêt a duré finalement 9 mois, en rérmission partielle sans autre chimio, pour mon plus grand bonheur, jusqu'au jour où le petit dragon a décidé de bouger, de grossir, et là on est passé à un autre traitement, puis un autre, puis un autre....toujours des molécules différentes. On ne peut pas réutiliser un médicament qui a fonctionné, car les cellules qui sont devenues résistantes se reproduisent avec l'information de cette résistance dans leur ADN.
Le médicaments injectés peuvent faire des dégâts sévères et irréversibles sur le foie, les reins, la thyroïde, et des neuropathies parfois irréversibles, selont la chimio employée. L'acharnement thérapeutique est le plus souvent le résultat des exigences des proches, des membres de la familles, plus que des médecins eux-même. Chacun son métier, chacun son savoir. Je pense que  le médecin qui traite votre maman mérite votre confiance et que sans avoir fait un long chemin d'études médicales, de spécialisation dans ce domaine, notre jugement de néophite est erroné. Vous arrive-t-il de pouvoir parler au médecin ou à l'infirmière-pivot pour avoir plus d'information. Ça, c'est important.
Voilà, je voulais répondre rapidement, parce que cette question est importante. N'oubliez pas que je ne suis ni médecin, conseiller médical ou autre. Mais cette question correspond exactement à une situation que j'ai vécue. Le défi du médecin est délicat: attaquer assez fort pour détruire des cellules cancéreuses, traiter en douceur pour préserver au maximum les tissus et organes sains.