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24 déc. 2010

Cher Denis,
J'aime beaucoup cette image du vent frais et du vin léger que je transporte jusqu'à vous.
Et puis c'est gentil ce que vous écrivez sur le coeur qui reflète mon image.
N'ayez crainte: je ne lis pas votre histoire comme un suspens, simplement je vous lis comme je lirais un autre blog.
Ce sont les hasards de la vie.
C'est vrai que je vous rencontré à une période où je cherchais comment on pouvait se sortir de cette foutue maladie.
Mais j'ai surtout rencontré un homme, avec sa propre histoire et son talent de vivre.
Et puis vous savez, y'a des gens qui nous quittent brutalement, alors que tout allait bien. Je lisais comme ça un gars, un psychiatre parisien qui s'était installé dans un endroit que j'ai bien connu et où j'ai vécu, le Tarn et Garonne, un type qui avait fait un blog, le Ciscoblog. Il écrivait des poèmes, racontait sa vie, faisait des photos magnifiques. Et puis un matin, en allant travailler, il s'est vautré en voiture, la tête en bas dans une rivière. Il ne s'est pas relevé. Reste que je retourne dans son univers.
Moi, chez vous, derrière le gars qui lutte contre le crabe, je vois l'homme, l'artiste, le peintre. J'aime beaucoup vos peintures. Elles parlent.

Vous dites que vous vivez bien cette période. C'est essentiel.
Il arrive que la maladie disparaisse... laissant la place à l'homme...

Vous savez qu'une partie de la France ressemble à Montréal, et à votre photo sous la neige.
Sauf que nous petits et (maudits) français, on ne sait pas comment y faire. On se laisse vite déborder par le manteau blanc, alors c'est la pagaille générale, dans les gares, les aéroports, sur les routes...
Ici en Camargue, il ne neige pas encore.
Mais on a eu beaucoup de pluie. C'est inhabituel pour Noël.
Disons qu'en ce moment, j'ai les enfants. Je ne vais pas trop mal.
Je pense souvent à Pierre. Il m'a donné sa force, je crois.
Il est toujours là, à me dicter des mots, me dire qu'il ne faut pas lâcher l'affaire.
Les hommes ne meurent jamais vraiment vous savez.
Les hommes qu'on a aimés...

Allez, je vous embrasse, ainsi que tous les vôtres.
Passez de bonnes fêtes.
Voyez notre berger.
B.