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24 janv. 2011

La réponse crédible d'un vieux sage

Mon ami Roland, par ton vécu et ta force,
 tu as toujours été un phare, 
ta douleur me donne envie de vivre


La Grosse Casse - Roland Beilé




Cette phrase à été la clé de ma décision...Donc, ce matin, à l'hôpital pour un premier contact cette année avec dr Florescu, pour des traitements de recherche au Jewish G.H.. En y allant, je savais très bien quelle serai ma réponse. Une fois qu'elle est prise, c'est facile et inconditionnel. Quand le médecin m'a demandé si j'étais partant, j'ai dit fermement et clairement  oui, on y va!. Elle m'a redemandé à plusieurs reprises ( parce qu'il y a des gens qui se désistent une fois que tout est engagé).


Mais ceci n'est pas encore une décision finale, la signature du contrat, puisque c'est conditionnel aux examens que je dois faire encore: coeur, abdomen, thorax, et le cerveau. Ces examens vont être fait dans les deux semaines et je revois le médecin le 17 février, ce qui est assez rapide. Je suis assez enthousiaste.
Alors voilà, il reste encore quelques étapes, mais on a pris la bonne direction (surtout moi). Il n'y a bien sûr aucune garantie que tout ça réussisse, mais si je pouvais avoir une petite rallonge, ou plus, je ne dirais pas non...


et bien voici les nouvelles du jour, rien de très spéctaculaire, mais une nouvelle ouverture plus intéressante que de dépérir aux soins palliatif. Maintenant, je suis vraiment motivé et que les choses semblent se présenter plutot bien.Après un examen clinique, Dr Florescu m'a trouvé "Top shape", ce sont ses mots.
 Car j'aurais aussi pu d'emblée dire:" non, de la chimio, je n'en veux plus" et laisser la nature faire les choses. Mais c'est incroyable, l'effet du psy sur la maladie, ce soir, je me sens moins malade qu'hier.
Un immense merci à Roland,qui sait bien comment faire des chose impossibles.








Mon cher Denis, quelle superbe typo, c'est trop d'honneur et trop d'importance, trop de responsabilité. Mais j'assume et je suis content parce que j'ai une chance de te revoir quand le temps sera meilleur. J'ai quand même précisé que cela ne risquait PAS de m'arriver, à ma connaissance il n'existe aucun traitement qui guérit les dégats que ma carcasse a subit. Il y a bien de-ci de-là quelques expériences de greffes de miéline, ou d'équipements informatiques, mais ce n'est certainement pas moi qui pourrait en bénéficier: trop vieux, et atteint depuis beaucoup trop longtemps. Je n'ai même plus droit à une cure -ce qui pourtant me ferait le plus grand bien- seuls les jeunes et accidentés récemment y ont accès. Pour moi, démerden Sie sich. Pour souffrir moins, et donc pouvoir me livrer, comme jusque il y a 2 ou 3 ans environ, à un entrainement quotidien de plusieurs heures, il faudrait que j'augmente la dose de Moscontin qui est la même depuis 16 ans.Seulement voilà le dilemne: ce que je prend en ce moment est déja limite au niveau de la torpeur, du ralentissement général qui me fait me mouvoir comme ces marsupiaux (appelés "paresseux" je crois) en style slow-motion, et dans la tête c'est un peu ralenti également. Un vrai casse-tête. Là, j'ai trop mal, et rares sont les jours où j'arrive à me motiver pour bouger, juste parce que je n'ai pas envie d'en chier. Mais si j'augmente la morphine, c'est l'hébétude qui me guette. Attendons le printemps.
Roland


La Grosse Casse - Roland Beilé