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14 oct. 2012

Les périodes de rémission, et la déprim qui peut les accompagner

Y a un truc qui va pas. Le temps n'est plus à l'heure.
J'ai le sentiment que huit jours se sont écoulés entre la visite chez l'orthophoniste le matin, qui m'a dit "bon, plus besoin de venir" et la tomodensitométrie, froide et impersonnelle, qui enregistre les progrès des tumeurs. Pourtant, l'espace qui sépare les deux n'est qu'un aller-retour à travers le parc La Fontaine.
Il fait vraiment moche, quand il pleut à Montréal en janvier. Un ciel gris et la neige qui fond. Gris à chialer, et je sais même pas vraiment pourquoi. Le regard planté dans le gravier de l'allée, je ne remarque pas que les écureuils marchent à reculons, les gens aussi, qui se baladent, et même les autos, rue Sherbrooke. Mais ça n'a aucun impact sur mon esprit préoccupé.

C'est le huit janvier, pratiquement un mois après mon dernier rendez-vous.
Je viens d'avoir les résultats du scan, la semaine juste avant, et la nouvelle de mon état de santé est très favorable dans les circonstances. Je devrais être réjoui, reconnaissant et je ne comprends absolument pas ce qui me déprime autant. Heureusement, un mois plus tôt, l'orthophoniste m'avait prévenu. Il va falloir accepter ! 
Je ne sais pas vraiment ce que cela signifie, pour l'instant, parvenir à tout accepter.

CD (2008)