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3 déc. 2012

Quand on perd un être bien-aimé, on pose toujours cette question : « Il est venu de quelque part, il est parti quelque part ; je ne peux pas le trouver. » Essayons de poser la question à la petite flamme : « Chère petite flamme, d’où viens-tu ?... D’où viens-tu ? » Et comme on prend le temps d’écouter, on peut entendre ceci : « Cher Thây, chers amis, chère Sangha, je ne viens de nulle part ; quand les conditions sont suffisantes, je me manifeste. Cher Thây, chère Sangha, chers amis, je ne viens de nulle part ; je ne viens pas du sud, du nord, de l'est, de l'ouest; quand les conditions sont suffisantes, je me manifeste. » Et on  sait que la flamme a raison, il n’y a pas de venue. Votre bien-aimé également, il est venu de nulle part ; quand les conditions sont suffisantes, il se manifeste auprès de vous, et quand les conditions ne  sont plus suffisantes, il cesse sa manifestation pour se manifester autrement. Chère petite flamme, où es-tu allée ? Je ne te vois plus... Où es-tu ? Et on peut entendre ceci : « Cher Thây, chère Sangha, chers amis, je ne suis partie nulle part ; je ne suis pas partie au sud, au nord, à l'est, à l'ouest, non... Quand les conditions ne sont plus suffisantes, je cesse ma manifestation pour pouvoir me manifester autrement. » Alors, cette fois-ci, on sait que la flamme a raison aussi.
 
Alors, la personne qui vous est chère, elle est quelque part là ; il faut un œil de sagesse pour pouvoir la reconnaître. Elle est toujours avec vous, beaucoup plus proche que vous ne pensez. Peut-être est-elle en vous, et vous pouvez très bien respirer pour elle, marcher pour elle, et prendre le petit déjeuner pour elle, pour lui ; c’est une chose possible avec le regard profond.

Les enseignements de Thich Nhat Hanh